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25 décembre 2009

Homélie de la nuit de Noël 2009

« Elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire ». C’est la seule phrase de l’évangile de laimg_1149425770555.jpg nuit de Noël qui parle vraiment de la Nativité, de la naissance de Jésus. C’est là le plus important : c’est ce que reprennent les anges quand ils s’adressent aux bergers. Ils leur annoncent un Sauveur, dont le signe sera : un bébé emmailloté et couché dans une mangeoire.

Jésus nous sauve donc en dormant dans une mangeoire ? en étant un bébé ? en ayant besoin d’être emmailloté ?


Oui, Dieu nous sauve de l’intérieur, en prenant notre condition d’hommes, fragiles.

Nous avons besoin d’être sauvés : de la souffrance, de la mort, du mal (nos péchés, et le mal que d’autres peuvent nous faire).

Dieu nous sauve en se faisant homme : il montrera ainsi, en vivant notre vie humaine, le seul sens qu’on puisse donner à la souffrance (l’amour), il vaincra la mort en ressuscitant, il sera toute sa vie un homme qui ne fait pas le mal.

En cette année consacrée au corps, nous constatons que la Nativité tourne autour du corps (elle le mit au monde, l’emmaillota, le coucha : tout cela se rapporte directement au corps de Jésus). Marie met Jésus au monde : le corps est ce qui permet d’être au monde. Dieu ne reste pas invisible, il prend sa place dans le monde, parce que Marie le lui permet. Aujourd’hui encore, Dieu est aussi proche de nous que notre plus proche voisin, il a pris place tout près de nous.

Marie l’emmaillote et le couche : parce que son corps a froid et sommeil. Notre corps peut parfois nous paraître pesant. Mais il est le moyen pour nous d’être en relation avec les autres, un moyen d’échanger de la tendresse, comme Marie envers Jésus. Nous pouvons reprendre l’attention de Marie en étant doux avec notre corps et avec celui des autres. Nous pouvons retrouver l’attitude de Marie en voyant quelqu’un qui a froid, qui a faim, qui est fatigué, qui ne trouve pas sa place dans le monde … ou tout simplement devant un bébé (et si, ces prochains jours, à chaque fois que nous verrons un bébé, nous pensions à Dieu, qui est né dans le monde comme n’importe quel bébé ?).

Noël nous apporte une Bonne Nouvelle pour notre corps : lui aussi est sauvé par Dieu grâce à l’Incarnation (Dieu s’est fait chair). Si nous nous lamentons sur l’état de notre corps, qui peut être malade ou usé, ou qui nous semble parfois nous posséder et nous entraîner là où nous ne voudrions pas, ne soyons pas tentés de vouloir qu’il disparaisse : il a seulement besoin d’être transformé. Ce n’est peut-être pas pour tout de suite, dans cette vie terrestre, mais pour plus tard, à la résurrection. Jésus n’est pas venu nous délivrer de notre corps, mais pour le conduire à sa transformation, comme le sien a été transformé à la surrection, après avoir souffert la Passion.

 

18:14 Écrit par Paroisse Webmestre dans Méditation de la semaine | Lien permanent |  Imprimer | |  Facebook

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