Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14 septembre 2009

La diaspora Saint-Genoise

Des paroissiens de St-Genis se retrouvent parfois à l'autre bout du monde, pour une durée plus ou moins longue.

AA.jpgIls découvrent alors un aspect de la vie de l'Eglise, que nous ne connaissons pas, et ils acceptent de nous en faire profiter.


Pour commencer, Ariel Aguettant, parti pour quelques semaines de service dans une maison d'accueil au coeur de la vieille ville de Jérusalem, nous a écrit ...".


DANS LA VIEILLE VILLE DE JERUSALEM, ENTRE RAMADAN ET LES FETES JUIVES D'AUTOMNE

Jérusalem5.JPG Depuis les terrasses de ce Couvent de l'Ecce Homo, le lever du soleil est à vous couper le souffle : tout est unifié par la lumière sur les toits ,les dômes ,les minarets.
Il est temps de préparer les tables du petit déjeuner avec des nourritures abondantes et diverses pour mettre de bonne humeur des gens venant de tous les coins du monde : fruits, lait, fromage blanc et tout le reste ... une grande attention est apportée à la propreté, à la présentation ; ce sont des usages datant de la fondation de cette institution au 19ème siècle, c'était alors une école. Quand vous êtes à la vaisselle pour une vingtaine de table, il s'agit de faire avec exactitude les opérations de nettoyage et de rangement prévues ; si vous vous trompez, et ça arrive souvent, il y a par hasard une personne inconnue, ne parlant pas vote langue, qui rectifie, fait à votre place, comme si c'était son seul souci, puis vous demande votre prénom et comment vous allez, comme il s'agit d'une question en apparence banale mais dite sur un ton de vérité et avec un regard, vous êtes obligé de vous poser la question à vous-mêmes en vérité, avant de répondre trop vite comme on fait habituellement dans le monde de l'Occident.
Car ici c'est très différent : il y a un échantillon de tous les peuples du monde ! rien que dans cette maison où l'on vient visiter le dallage du "Litostrotos", ce matin avant midi nous avons accueilli de nombreux Juifs, de nombreux Palestiniens, quelques Arméniens, mais aussi une serbo-croate venant d'Argentine, des Polonais, un Tchèque, 80 Espagnols, des Allemands, des Australiens et même des Français !
Dans la maison la majorité de ceux qui sont salariés sont Arabes Palestiniens ; ce mois -ci ils jeûnent le jour avec le sourire au travail ; beaucoup de femmes sont à mi-temps, le soir plusieurs étudiants garçons et filles viennent donner un coup de main. Comme nous sommes dans le quartier arabe tout près de la grande mosquée, hier soir nous rentrons en voiture juste à l'heure où finit la prière, nous allons donc à pied pour passer la Porte des Lions en croisant un flot de personnes : les visages sont souriants et comme apaisés par la prière, il y a de la fête dans l’air, ils vont enfin rompre le jeune en famille.

Un dimanche nous sommes allés voir le nouveau quartier juif du sud de la ville, c'est tout différent, la vie sociale y est organisée comme en Europe. La visite d'un musée, précédée d'un film retraçant l'histoire de la période romaine, nous présente des reconstitutions de maisons de l'époque de la destruction du Temple. Il y a peu de visiteurs. En sortant dans les rues neuves bordées de belles demeures de pierre, nous débouchons sur une place ombragée où jouent des garçons de 6 à 15 ans, au ballon ou dans les arbres, ils sont en tenue d'écoliers anglais ; des mères promènent leurs petits enfants, l'atmosphère est très paisible, on y oublie le Souk bondé et bruyant.

Demander son chemin est une expérience dont on peut apprendre beaucoup et si cela demande un petit effort pour un étranger qui a besoin de se réorienter, on peut aussi y prendre goût pour s'étonner des accueils que l'on reçoit ; par exemple : un vrai regard et un réponse précise, un sourire et une excuse de ne pouvoir vous renseigner, un vrai accueil mais qui dit ne pas savoir et interpelle pour vous un deuxième passant ; une absence de regard et aussi de réponse : est-il sourd celui-là ? et  très souvent la différence des langues fait que l'on se sourit de part et d'autre car on a vécu une pincée de relation avec un semblable.

Nous devons ce début d'expérience et bien d'autres à venir à un Israélite de Strasbourg qui le 20 Janvier 1842 à Rome, comprit tout de la Lumière qu'est le Christ par une médiation miraculeuse de Marie sa Mère, fille de Sion .


Ariel Aguettant,
Jérusalem, septembre 2009

06:32 Écrit par Webmestre_RBS dans Les Saint-Genois dans le monde | Lien permanent |  Imprimer | |  Facebook

Les commentaires sont fermés.