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10 mars 2008

Le mot du séminariste

Six ans c'est long ! Mais huit alors ... 

1181e669d26d9218eafa3a40625f59f1.jpgPourquoi est-ce aussi long ?

De nombreuses personnes m’interrogent sur la durée du temps de formation pour devenir prêtre. Ils s’étonnent souvent de la longueur… Certains disent même : « c’est aussi long que pour devenir médecin ! » Et pourtant, ce temps de formation n’est pas d’abord un temps d’étude. Ces nombreuses années sont des années d’écoute et d’apprentissage de la pédagogie de Dieu.
Dieu se révèle à nous dans et par notre histoire. Il manifeste son salut et nous apprend à le découvrir jour après jour.


Il faut donc apprendre à se mettre à l’écoute comme le faisait aussi Israël avant de professer sa foi : « Ecoute Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique. » (Dt 6,4).

L’écoute nous invite à la contemplation de l’œuvre de Dieu dans nos vies. Notre histoire n’est plus une simple histoire humaine ; mais nous découvrons qu’elle est histoire sainte, histoire où le salut est présent.
Cette contemplation nous conduit à deux attitudes. D’une part, celle de l’action de grâce ou l’homme se sait reconnaissant pour tout ce qu’il a reçu : « un homme ne peut rien s’attribuer, sauf ce qu’il a reçu du ciel. » (Jn 3,27). Et d’autre part, celle de la marche. Comme le dit le père Chevrier, nous sommes invités à suivre Jésus de près. Regarder l’action de Dieu dans nos vies nous invite à marcher, à prendre la route pour aller, par l’attachement au Christ, sur la route des hommes. Ainsi, le temps du séminaire n’est plus une période de formation mais devient un commencement nouveau à la suite de Jésus Christ.

Cet enracinement n’est bien sûr pas réservé à ceux qui ont une vocation religieuse. Comme le dit Jean Vanier, « toute vie est vocation. » Chacun est invité à avancer et à rendre toujours nouvelle sa relation au Dieu unique et sauveur. C’est dans l’aujourd’hui que s’accomplit cette bonne nouvelle ! Ainsi, ensemble et chacun selon le chemin,  nous pouvons avancer « de commencements en commencements vers les commencements qui n’ont pas de fins » comme le dit Grégoire de Nysse.

Etienne Frécon
Séminariste MEP (Missions Etrangères de Paris)

06:00 Écrit par Paroisse Webmestre dans Actualité | Lien permanent |  Imprimer | |  Facebook

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